La garde et sa formation

La garde et sa formation
Les fomations spéciales de la garde

Dans la grande tradition équestre militaire, la Garde Républicaine organise de nombreux spectacles à travers le monde permettant à un large public de découvrir le savoir faire des cavaliers français et le niveau de dressage de leurs chevaux.

Selon les circonstances, le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine présente différents spectacles équestres, hauts en couleurs et en performances, de "la maison du Roy" à "la reprise des tandems", en passant par "la reprise des 12" et "le carrousel des lances". Pour le public, c'est chaque fois le même enchantement. L'harmonie des formations et la qualité des figures fait vivre la tradition de l'équitation à la Française, notamment héritée de Monsieur de la Guérinière, maître écuyer français de la fin du XVIIIème siècle.

La maison du Roy

Ce spectacle porte le nom de "maison du Roy" en raison des tenues des cavaliers : costumes rouges et or de la compagnie des gendarmes de la garde ordinaire du Roy pour les uns, et costumes bleus et or de la Garde de Paris pour les autres. Cette formation est accompagnée par la musique des hautbois, des tambours (dont l'origine remonte à la compagnie des mousquetaires gris du chevalier d'Artagnan) et des trompes de chasse (rapelant le règne de LouisXV).

La reprise des tandems

Présentée pour la première fois à Paris en 1955, la reprise des tandems est une formation composée de 16 chevaux et de 8 cavaliers. Elle témoigne du niveau technique des Gardes Républicains : le cheval de "flèche" est conduit par de longues rênes, alors que le cheval "porteur" est essentiellement dirigé par l'assiette.

La reprise des 12

Formation de 12 cavaliers montés sur des chevaux alezans, la reprise des 12 est l'héritière des grands principes de l'équitation fraçaise. La recherche de la légèreté et de la perfection des aliments aux 3 allures constitue la manifestation d'un niveau d'équitation parfaitement maîtrisé. Commandée par un sous-officier supérieur, la reprise évolue en musique.

Le carrousel des lances

Accompagné par la fanfare de cavalerie, le carrousel des lances propose un spectacle unique d'équitation militaire avec 32 cavaliers. Conduisant leur cheval de la main gauche, la droite étant armée de la lance, les Gardes, en grande tenue présentent leurs chevaux aux 3 allures, pas, trop et galop. Ils exécutent des mouvements règlementaires de l'ancienne équitation militaire et des figures variées qui montent le niveau de dressage des chevaux ainsi que les qualités foncières acquises par les cavaliers au cours de leur instruction.

Les trompes de chasse

En 1966, le colonel Poirier, commandant du Régiment de cavalerie de la Garde Républicaine, intégra des trompes de chasse dans la parade de la Gendarmerie, lors de la représentation de la maison du Roy. Cette formation, aujourd'hui constituée de sonneurs diplômés, est l'un des fleurons de la musique de chasse française, participant par la même occasion à la préservation du patrimoine musical national.

La fanfare de la Garde

La fanfare de la cavalerie de la Garde Républicaine assure la pérennité des fanfares montées des prestigieux régiments de l'Armée française. Elle compte actuellement 40 exécutants et ouvre traditionnellement le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées et les escortes présidentielles.
# Posté le samedi 15 octobre 2005 09:26
Modifié le dimanche 06 novembre 2005 09:10

L'équitation western (hu hu!)

L'équitation western (hu hu!)
L'équitation western

L'équitation western est née dans les rachs Américains. Elle permettait aux cow-boys de convoyer, de surveiller et de sélectionner le bétail d'une façon rationnelle. De cette époque est née un dressage propre à mettre en valeur les qualités de disponibilité, d'aisance et de maniabilité du cheval.

Très axée sur le "style de vie" texan, ce sport équestre connaît un succès grandissant dans de nombreuses régions française comme la Normandie, la Bretagne ou le grand Sud-Est. Inspirée du travail des cow-boys, canalisant la progression du bétail dans les vastes plaines de l'Ouest Américain, l'équitation western consacre une bonne complicité entre le cavalier et sa monture qui doivent évoluer avec le plus de naturel possible, sans effort apparent, en respectant des allures "confortable". Elle se pratique à une main, avec des rênes qui doivent rester souples, révélant une certaine "autonomie" du cheval qui doit, lui, parvenir à travailler sans soutien permanent. Le cavalier se borne à contrôler et éventuellement à rectifier.

Des épreuves pour tous les goûts

Mettant en valeur les belles races Américaines, fougueuses et racées, l'équitation western est structurée en de nombreuses disciplines réparties en 3 grandes catégories : les épreuves en main, les épreuves montées et les épreuves avec le bétail. Les épreuves montées sont les plus variées, principalement axée sur le dressage et la vitesse. Le dressage se compose de 4 disciplines :
- le western pleasure
- le western riding
- le trail class
- le reining
avec sa figure emblématique :le sliding stop (au cours de laquelle le cheval doit effectuer un impressionnant arrêt glissé sur ses postérieurs).
Les épreuves de vitesse regroupent pour leur part le barrel racing et le pole bending.
Original et spectaculaire, le travail avec le bétail compte, quant à lui, 3 catégories :
- le team penning (travail en équipe)
- le working cow horse
- (et le célèbre) cutting (épreuve reine des compétitions durant laquelle, dans un temps imparti, le cavalier doit parvenir à isoler l'un des animaux d'un troupeau.

Une selle spécifique

La selle d'équitation western, la plus lourde de la gamme, a été originellement conçue pour faciliter le travail des cow-boys. Elle est reconnaîssable entre toutes avec son pommeau (qui permettait notament d'attacher le lasso) et ses longs cartiers, réalisés dans un robuste cuir, protégeant le cavalier de la sueur du cheval durant les longues randonnées. Les étriers sont très souvent réalisés en bois mais parfois on en trouve en cuir.

Un championnat de France organisé par la Fédération Française d'Equitation

Sous l'égide (sorte de parrainage) de la FFE, l'Association Française d'Equitation Western a crée son Championnat de France. Ce championnat, doté d'un règlement établi par la FFE touche les différentes disciplines de l'équitation western :
- le reining
- le cutting
- le western pleasure
- le trail

Il se double d'un circuit de compétition mis en place en Europe et au niveau internationnal.
# Posté le samedi 15 octobre 2005 09:27
Modifié le mercredi 04 janvier 2006 07:28

La tauromanchie à cheval (pas à pieds!)

La tauromanchie à cheval (pas à pieds!)
La Tauromanchie à cheval

Si les premiers combats de taureau à cheval - également appelés rejoneos - se sont tenus en Espagne au XIème siècle, leur forme moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui, date en réalité du début duXXème siècle.

Dès son apparition, la tauromanchie à cheval est une activité en vogue auprès des Seigneurs espagnols qui y voient une belle opportunité de prouver leur bravoure et leur maîtrise de l'équitation.
Naissances, noces, victoires militaires,...tout est prétexte à ces corridas dont les règles n'ont pas encore été définies. Entre le XIème et le XVIIIème siècle, les combats se déroulent sur les plazas majores des villes, sans autre règlement que celui de faire quitter au taureau l'espace qu'il s'est approprié en l'attaquant avec des "rejons". Loin des actuels totos bravos, ces taureaux de corrida vivent à l'état sauvage et ne font l'objet d'aucune sélection génétique. Aussi, lorsqu'ils ne disposent pas des qualités d'agressevité nécessaires, il n'est pas rare de lâcher des chiens pour les exiter et les inciter à charger.

Les premières arènes

Sur ces places, délimitées par aucune barrière physique, les taureaux sont encordés afin de limiter leur déplacement. Les premiers espaces de combats datent du XVIIème siècle et sont mis en place sur l'initiative des confréries Sévillanes qui bloquent certaines rues à l'aide de barricades en bois, permettant aux taureaux de courir librement. La construction des premières arènes au XVIIIème siècle donne véritablement naisssance à la culture tauromanique. A cette époque, les corridas s'organisent selon des règles de mieux en mieux définies, mais plus elles se structures et moins le cheval y tient une place importante. Le cavalier cède peu à peu sa place au torero à pied. Il faut attendre le début du XXème siècle pour voir renaître l'art du rejoneo. Il est alors la spécialité de quelques officiers de cavalerie qui le pratiquent, en démonstration, dans des manifestations de charité. C'est Antonio Canero, un capitaine de cavalerie, qui est véritablement à l'origine du retour de la tauromanchie à cheval, avant d'être, peu à peu imité par de nombreux cavaliers. En France, c'est en Camrgue que l'on rencontre au XXème siècle lez premiers rejoneadors. Mais, comme en Espagne, il faut attendre les début des années 60 pour que le rejoneo soit considéré comme une discipline à part entière et non comme un complément à la tauromanchie à pieds.

Petit lexique de la tauromanchie à cheval


Rejon : javeline d'environ 1,60 m de long et qui sert à combattre le taureau (rejon de Castigo) ou à le tuer (rejon de Muerte).
Rejoneador : cavalier combattant les taureaux armé du rejon.
Toréer : travailler le taureau.
Toréro : celui qui combat le taureau.
Toro bravo : taureau qui charge sans arrêt.


Les régles de la tauromanchie à cheval

Depuis l'entrée du taureaudans l'arène jusqu'à sa mise à mort, la corrida à cheval - également appelée rejoneo - se déroule selon un rite précis, régi par le règlement taurin municipal.

Les combats de taureaux à cheval se déroulent en 3 phases appelées
également "tercios". Ils sont arbitrés par un président - assistés de 2 assesseurs - qui ordonne le changement de tercios. Ainsi, tout combat débute par le tercio de châtiment, ou "salida". Ce tier-temps suit l'entrée du taureau dans l'arène et c'est au cours de ces 1ères minutes que le rejoneador découvre le taureau qu'il va combattre et qui a été tiré au sort le matin même. Il ne dispose que de quelques instants pour cerner son tempérament et construire la stratégie qu'il déploiera pendant le combat. Au cours du tercio suivant, dit de "banderilles", le torero peut démontrer les différents aspects de sa créativité et de son adresse en combattant le taureau grâce à des banderillrs, des bâtonnets d'environ 70 cm de long, ornés de papier de couleur et terminés par un harpon. Enfin, le tercio de mort de mort correspond à la phase de mise à mort du taureau. L'animal doit s'éteindre sur la place où il a combattu. Le talent du torero consiste à lui donner une mort la plus rapide possible.

Un combat en 3 temps

Le règlement taurin municipal, appliqué par l'Union des villes taurines de France, définit les actions autorisées pour chacun de ces tercios. Ainsi, le texte stipule que les rejoneador peuvent poser sur le taureau :
- 3 rejons de châtiment. En réalité, ils disposent de 2 rejons seulement mais, sur autorisation exeptionnelle du président, ils pourront en avoir une 3ème.
- 4 banderilles longues en 3 courtes.
- 3 rejons de mort.


Si 5 mn après le début du tercio de mort l'animal est toujours en vie, le président fera sonner un 1er avis, puis un second 2 mn après. Si le taureau n'est pas mort à la fin de ce 2ème avis, le cavalier devra impérativement mettre pied à terre et disposera de 5 mn pour tuer l'animal. Il peut arriver qu'un taureau mérite d'être gracié en raison de son exellent comportement dans toutes les phases du combat. La grâce devra être demandée par le public et le torero.

Quels trophées pour les toreros?

Les matadors peuvent être récompensés, selon les cas :
- de salut et de tours de piste demandés par les applaudissement du public.
- de la concession d'une oreille du taureau, accordée par le président après accord majoritaire du public.
- d'une seconde oreille sur la décision du seul président de la corrida.
- de l'autorisation de sortir par la porte principale de la plaza, s'il a coupé au moins 2 oreilles.
# Posté le samedi 15 octobre 2005 09:28
Modifié le dimanche 06 novembre 2005 09:16

L'équitation portugaise

L'équitation portugaise
Pratiquer l'équitation Portugaise en France

L'art équestre portugais demande un intérêt croissant auprès des cavaliers français. La discipline est en passe d'être reconnue par la FFE à travers des Galops "équitation portugaise".

Les premiers échanges équestres entre la France et le Portugal remonteraient au haut Moyen-Age. Historiquement, du fait de son ouverture géographique sur l'Europe et sur tout le bassin Méditerranéen, le Portugal intégra très tôt différentes traditions équestres. Ainsi les écuyers portugais se sont inspirés de l'équitation berbère (pour donner naissance à l'équitation et à la "gineta", l'ancêtre probable de l'équitation tauromanichique), italienne, anglaise et française. L'engouement des cavaliers français pour l'art équestre portugais s'est d'abord traduit par l'adoption du cheval lusitanien. La France compte en effet plus d'une 50taine d'éleveurs de cette race qui a conduit la FFE à mettre en place, en septembre 2000, une commission fédérale visant à favoriser le développement de l'art équestre portugais dans l'hexagone.

Les 4 pratiques spécifiques

Des Galops "équitation portugaise" ont été définis dans le cadre de cette commission. Ils sont en cours de la DTN (Direction Technique Nationale). 4 pratiques équestres spécifiques de l'équitation portugaise y seront évaluées :
- L'initiation à la tauromachie équestre. Cette discipline semble incontournable parce qu'elle est la plus ancienne, mais surtout parce qu'elle contribua à modeler les caractéristiques psychiques et morphologiques du cheval lusitanien.
- le dressage à la portugaise. Cet enseignement repose sur l'exécution, dans un rectangle de dressage, de figures équestres issues de la tauromachie. Les cavaliers montent leurs chevaux en costume et harnachement traditionnels, en les menant de la main gauche.
-l'équitation de travail. Avec des épreuves composées, notament, de parcours d'obstacles, cette discipline accorde une place importante à la maniabilité du cheval.
- l'équitation de manège de tradition portugaise. Elle s'inspire de l'équitation pratiquée au Manège Royal deLisbonne au XIXème siècle, restaurée aujourd'hui par l'Ecole Portugaise d'Art Equestre.
# Posté le samedi 15 octobre 2005 09:30
Modifié le dimanche 06 novembre 2005 09:17

L'équitation Camarguaise

L'équitation Camarguaise
L'équitation Camarguaise

A l'instint de l'équitation western, l'équitation camargue est fondée sur un style de vie empreint d'une culture ancestrale qui séduit de plus en plus. L'engouement est tel que la FFE a inclus dans son Règlement officiel un programme de 9 Galops spécifiques.

L'équitation camargue est, à l'origine, une équitation paysanne des plus rustiques qui se développe à la fin du XIXème siècle, avec la naissance de la Nation gardiane, notamment sous l'influence du Baron Frolo de Baroncelli-Javon, un aristocrate florentin. Un folklore artificiel est alors crée de toute pièce où les pratiques des gardians se calquent quelque peu sur celles des cow-boys d'Outre-Atlantique.

Une équitation plaisir

L'équitation camargue,essetiellement axée sur le loisir, est ouverte à tous, débutants ou confirmés, qui souhaitent découvrir une région française et une nouvelle façon de monter, peut être plus libre, suscitant d'autres sensations. A cette pratique est également attaché l'essentiel de la culture gardianne qui apporte une dimension supplémentaire. Le cavalier apprend ainsi à mener son cheval camargue d'une seule main, confortablement installé sur une selle gardianne, creuse et profonde, conçue pour donner plus d'autonomie possible au cheval.
La finalité de ce type d'équitation est en grande partie les longues promenades en terrains naturel, avec le franchissement de fossés, de gués,...autant d'épreuves où le cavalier doit montrer son adresse et le cheval sa maniabilité et son aptitude naturelle à évoluer en terrains difficiles.
Depuis 1995, la FFE a largement participé à la promotion et au développement de l'équitation camargue, notament en inscrivant à son Règlement officiel 9 Galops spécifiques qui permettent aux cavaliers de rivaliser avec les gardians.

Les Galops de Camargue

Extrait du Règlement officiel des Galops de la FFE.
Galop 1 : après avoir pansé et amené sa monture en main sur le terrain, être capable de se déplacer au pas et au trop.
Galop 2 : après avoir effectué un pansage complet, bridé et sellé sa monture, être capable de se déplacer aux 3 allures.
Galop3 : après avoir vérifié le bon état général de sa monture et lui avoir ajusté le harnachement, être capable de diriger sa monture aux 3 allures, sur des sauts isolés ou en terrains variés.
Galop4 : le cavalier possédant une bonne connaissance de l'entretient, des besoins, de la locomotion et du comportement de sa monture, doit être autonome aux 3 allures en terrains variés.
Galop5 : être capable de présenter un cheval camargue stable dans ses allures et dans son attitude sur les tests d'équitation, pratique du Galop 5.
Galop6 : être capable de présenter un cheval camargue stable dans ses allures et dans son attitude sur les tests d'équitation, pratique du Galop 6.
Galop7 : disposer d'un niveau de pratique vous permettant de présenter votre cheval camargue dans un équilibre qtable et une attitude adaptée, sur un enchaînement de mouvements de dressage (basse école), un parcours de maniabilité chronométré, un enchaînement en terrains variés et une manade de chevaux ou de taureaux, sous les ordres d'un manadier, pour "acamper" et "bandir".
Galop8 : mettre en valeur son cheval camargue lors des circonstances suivantes :
- épreuve d'équitation camargue
- travail du bétail
- présentations festives
Galop9 : préparer son cheval camargue aux exigences du travail dans le bétail.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 15 octobre 2005 09:31
Modifié le dimanche 06 novembre 2005 09:19

Liens promotionnels