L'équitation espagnol : La doma vaquera

L'équitation espagnol : La doma vaquera
La doma vaquera

La doma vaquera, l'équitation priviliégée des "vaqueros" espagnols, gardiens de taureaux de combats est, dans l'hexagone, une discipline équestre placée sous la houlette de la FFE. Elle est aussi organisée en concours régionnaux et nationnaux.

C'est dans le berceau du Pure race espagnol, l'Andalousie, que la doma vaquera est encore la plus pratiquée, même si elle compte de nombreux adeptes à travers toute l'Europe. Elle est fondée sur le travail quotidien avec les taureaux de corrida : déplacement des troupeaux, sélection des lots destinés aux arènes, évaluation des qualités des jeunes taureaux. Progressivement, cette équitation de travail s'est muée en une discipline équestre.

Un sport strictement codifié

Devenue sport à part entière, strictement codifié, la doma vaquera est organisée en reprises, que chaque concurrent exécute devant un jury, mettant en valeur le dressage et la soumission du cheval à travers une série de figures imposées qui sont traditionnellement celles utilisées lors du travail avec les taureaux.

Plusieurs types de reprises permettent à chaque cheval de pleinement s'exprimer, en montrant ses aptitudes au travail, aux 3 allures. 6 reprises sont généralement organisées lors des différentes épreuves, régionales ou nationales :
- jeunes chevaux (chevaux de moins de 6 ans)
- reprise débutant
- reprise Intermédiaire 1
- reprise Intermédiaire 2
- reprise Chevaux dressés
- Grand Prix Spécial (en musique)


Par ailleurs, 4 autres épreuves, de différents niveaux, sont réservées aux enfants.
La reprise destinée aux chevaux dressés est l'épreuve de base de la discipline, durant laquelle le concurrent doit effectuer dans une durée de 8mn une 20taine d'exercices imposés. B eaucoup sont empruntés au dressage classique, d'autres sont spécifiques : accélérations et arrêts nets, demi-tours sur les hanches, reculers rapides, suivis de départs au galop, pirouettes et demi-tours sur les hanches au galop,...
Le harnachement, le costume, le toilettage du cheval, doivent être en parfaite armonie avec la tradition andalouse.
Comme le souligne la FFE qui en assure la promotion : "la doma vaquera se pratique avec une monture (toutes les races sont acceptées) qui doit impérativement posséder certains atouts :
- la souplesse
- l'agilité
- la force
- la soumission

Les compétitions sont ouvertes à tous les cavaliers (détenteurs d'une licence fédérale), néanmoins à partir de la reprise Intermédiaire 2 le niveau galop 7 semble un minimum !".

La monte vaquera

La doma vaquera, qui se situe en amont du travail avec le bétail, est l'une des 2 composantes de la "monte vaquera". L'autre discipline est "l'acoso y derribo", qui se pratique directement dans les élevages bovins. Les cavaliers et leur monture sont jugé sur l'efficacité (rapidité et précision, en trotre) avec laquelle ils peuvent isoler un taureau de combat de son troupeau.

La doma vaquera en France

Ce style d'équitation s'est réellement implanté en France à compter de la fin des années 80, avec la création, 1988 de l'Association Française de doma vaquera. Il est ensuite entré dans le giron de la FFE à partir de Janvier 2004.

Informations auprès de l'Association Française de Doma Vaquera (AFDV)
2 rue du Château
11 290 Montréal d'Aude
Téléphone : 04 68 76 31 49

# Posted on Sunday, 06 November 2005 at 10:10 AM

Le meeting des propriétaires

Le meeting des propriétaires
Le meeting des Propriétaires

La FFE vient de créer une nouvelle compétition amateur, le meeting des propriétaires, spécialement réservée aux cavaliers qui possèdent leur monture : un rassemblement convivial et néanmoins sportif centré autour du cheval en tant qu'acteur fondamental.

Comme le souligne Serge Lecomte, président de la FFE : "Notre rôle est d'offrir à chaque cavalier un projet équestre à sa portée. Il est important de donner un objectif annuel sous forme d'un grand rendez-vous sportif et festif à tous les cavaliers qui ont choisi la compétition. Il manquait un RDV pour la 3ème grande population de compétiteurs dans nos clubs, les cavaliers propriétaires qui concourent le plus souvent au niveau amateur. C'est à eux que s'adresse le Meeting de Propriétaires qui complète le dispositif sportif fédéral".

Des cavaliers passionnés

Aux championnats fédéraux, réunis lors du Gernerali Open de France : Championnats des Poneys, construit autour du public jeune, et Championnat des clubs, répondant à une demande croissante de tous les usagers des centres équestres, vient aujourd'hui s'ajouter une épreuve réservée aux propriétaires, ces cavaliers passionnés au point d'acheter leur propre monture et qui sont souvent les pilliers des centres équestre.

Conditions de participation et de qualification

Ce Meeting des Propriétaires est ouvert à tout cavalier amateur 4 ou 3, propriétaire du cheval qu'il monte en compétition. La carte d'immatriculation du cheval doit être enregistrée au SIRE au nom du cavalier ou d'un membre de sa famille. Si la carte n'est pas au nom du cavalier, le propriétaire officiel devra remplir une déclaration sur l'honneur certifiant que son cheval est engagé avec un membre de sa famille (couple, parents, enfant uniquement). Cette déclaration est disponible sur le site Internet de la FFE : http://www.ffe.com

Participation chevaux :le meeting des propriétaires est ouvert à tous chevaux de 6 ans et plus. Chaque cheval peut entrer en lice dans un championnat, en dressage et en "Top Model". Les chevaux peuvent donc être engagés 2 fois en dressage, à condition que se soit avec 2 cavaliers différents dans 2 championnats différents.

Participation cavalier : les cavaliers peuvent participer à 2 championnats maximum dans 2 disciplines différentes et une participation au "Top Model" sur l'ensemble de la compétition. Le Meeting des Propriétaires est néanmoins fermés aux cavaliers ayant pârticipé aux Championnats Jeunes CSO, CCE, Endurance et Dressage, ou à des Championnats PonAm Grand Prix Elite, Grand Prix et D1 Elite.

# Posted on Tuesday, 08 November 2005 at 4:33 PM

Edited on Thursday, 10 November 2005 at 9:17 AM

Le concours de Labours

Le concours de Labours
Le concours de Labours

Compétition perpétuée depuis des années, le concours de labours fait la joie des amoureux du travail de la terre à l'ancienne, dans le respect des traditions.

Vieille tradition, le concours de labours n'a rien perdu de son charme ni de son intérêt au fil du temps. La Fédération de Provence du cheval de trait en sait quelque chose. Depuis des années, le nombre de participants ne faiblit pas et augmente. La fédération comporte pas moins de 9 associations. Chaque année, chacune d'entre elles se chargent d'organiser un concours sur sa commune : "Le concours se déroule sur une journée et comporte 4 épreuves", explique Céline Tumbarello, secrétaire de la fédération.

Dextérité et habileté

La manifestation débute par l'épreuve du débardage. Le cheval, guidé par son maître à l'aide de longes, doit slalommer sur un parcours jalonné de quilles en plastique surmontées de petite balles tout en traînant derrière lui un billot de bois : "Cette partie de la compétition se déroule la plupart du temps en milieu forestier pour augmenter les difficultés, poursuit Céline T. Chaque fois que le cheval fait chiter une balle de sa quille, le jury décompte des points de pénalités au participant".

La maniabilité : un exercice très délicat

Autre exercice tout aussi délicat : la maniabilité. Effectuée sur une surface plane, la manoeuvre consiste pour le cavalier, installé sur une charette attelée a l'arrière du cheval, à guider l'animal à travers un parcours semé d'embûches. Les attelages, doivent la plupart du temps passer entre des cônes espacés d'une 20taine de cm, manoeuvrer en arrière, passer un point d'eau ou encore traverser un petit pont. Une épreuve difficile car il faut compter avec la largeur de la voiturette. Le meneur doit alors faire preuve de consentration et de d'extérité. L'exercice de la maniabilité met aussi en évidence les qualités d'obéissance et de souplesse du cheval.

Des sillons parfaits

Le traîneau fait également partie des 4 modules du concours de labours. Le principe est identique à celui de la maniabilité. Seul le mode de déplacement change. Enfin, l'épreuve de labours reste l'attraction phare de la journée. Les attelages doivent faire un minimum de 3 allers-retours sur le parcours : "Les candidats sont notés par 3 juges, précise la secrétaire de la Fédération de Provence du cheval de trait. Ils prennent en compte la droiture des sillons formés par la terre, le retournement et la profondeur de ces sillons, le revirement en bout de sillons et la docilité du cheval au commandement. Chaque exercice est noté sur 10 comme à peu près toutes les épreuves équestres".

Hommes et Femmes

Depuis toujours, les concours de labours mettent à l'honneur le quotidien d'hommes ou de femmes passionnés par le travail de la terre. Mais le concours de labours n'attire pas que des professionnels. Aujourd'hui, les participants viennent d'horizon très différents : "Il n'existe pas de profil type de candidats, souligne Céline Tumbarello. Beaucoup d'entre eux sont commerciaux ou chargés de logistique dans des entreprises qui n'ont aucun lien avec le milieu agricole".
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# Posted on Wednesday, 09 November 2005 at 5:40 AM

Les courses

Les courses
La préparation du cheval de course

Puissant et vif sur un champs de course, le cheval n'en reste pas moins un animal fragile! Avant de disputer une grande compétition, quelques précautions s'imposent pour qu'il puisse donner le meilleur de luui-même le jour-J.

Nicolas Branchu a vibré au rythme des ambiances de champs de courses depuis son plus jeune âge. Jockey puis aujourd'hui entraîneur de pur-sang à Chantilly, il connaît bien le travail de préparation. Ce travail de longue haleine se planifie sur plusieurs mois : "Si on prend l'exemple d'une course comme l'Arc de Triomphe, la course se déroule au mois d'Octobre donc on prépare les chevaux au moins 10 mois à l'avance! De façon générale, on se base sur le calendrier communiqué par France Galop pour établir, en fonction de la course choisie, un programme de travail jusqu'au jour-J". Un planning chargé.

Pas de surentraînement

Pendant les mois qui précèdent la course, le cheval alterne un entraînement de fond, destinné à développer les muscles du coeur, et des exercices de vitesse. Pour bien préparer l'animal, l'entraîneur peut décider de le faire concourir sur des courses préparatoires ou de le faire participer à des simulations de compétitions avec d'autres chevaux. Mais attention de ne pas surentraîner cet athlète qui peut manifester des signes de faiblesse : "Il faut le ménager et déceler quand il est fatigué, prévient Nicolas Branchu. Si on amène un cheval surentraîné sur une compétition importante, c'est quitte ou double. Il va être au sommet de sa forme mais peut avoir une baisse de régime au mauvais moment. Il vaut mieux le sous entraîner, il gagnera en puissance et en résistance". En outre, les entraînements se déroulent sur des pistes rondes, montantes, droites ou descendantes pour habituer l'animal à tous les cas de figure.

Etre à l'écoute

Lors de sa préparation de ses pur-sang, Nicolas Branchu s'entoure d'un vétérinaire et d'un ostéopathe, des conseillers précieux pour pallier toutes les difficultés médicales. Mais l'entraîneur s'occupe aussi du moral psychologique de ses vainqueurs : "Si on a un cheval généreux, il faut être à son écoute et lui accorder des moments de distraction. Il a besoin de se détendre et de s'amuser de temps en temps. On doit être vigilants quant à son moral et à son mental".

Ne pas négliger les soins quotidiens

Autre critère indispensable pour une bonne préparation, les soins quotidiens : " Le travail de pansage doit se faire tous les jours, insiste Nicolas Branchu. Le graissage des pieds doit être rigoureux. Dans le métier, on dit souvent "pas de pieds, pas de cheval". Le jour-J est là avec lui son lot d'angoisse. Le cheval n'y échappe pas. A l'homme de savoir gérer le stress de sa monture et de cerner ses attentes : "Le jour de la course, on fait souvent un trotting très tôt le matin. Puis, on le laisse manger, mais très peu. Un cheval a besoin de 7 à 9 heures pour digérer et il ne peut pas courir l'estomac lourd. Enfin, on réduit les rations d'eau pour éviter les hémorragies et on le prépare. Il faut aussi qu'il soit impeccable sur le plan esthétique".

# Posted on Wednesday, 09 November 2005 at 1:32 PM

Edited on Wednesday, 09 November 2005 at 2:36 PM

Tourisme équestre : la liberté en plus de la passion

Tourisme équestre : la liberté en plus de la passion
Le tourisme équestre

En France, les activités de tourisme liées au cheval sont placées sous le bras du Comité National de Tourisme Equestre (CNTE), de la randonnée "plaisir" aux compétitions spécifiques.

Le tourisme équestre, aussi appelé "équitation nature" est en plein développement. La FFE revendique actuellement un million d'adeptes. De la simple promenade d'1 heure à la randonnée en groupe de plusieurs jours, cette discipline traduit la volonté des pratiquants de vivre "une autre équitation", essentiellement placée sous le signe des loisirs et de la liberté. De nombreux clubs organisent cette activité animée par des guides professionnels qualifiés (Brevets d'Etats), le long des 27 000 km de sentiers balisés (balisage orange) sur tout le territoire national. Le CNTE édite le catalogue, Cheval nature spécial gîte et hébergement, qui permet la préparation "confortable" des randonnées. Parallèlement, le Comité National de Tourisme Equestre donne chaque année 2 grands rendez-vous annuels : l'Equirando et les championnats de TREC.

L'Equirando

L'Equirando est le plus grand rassemblement européen de cavaliers et de meneurs (attelages) pratiquant l'équitation de plein nature. Chaque été, un site, une ville, un département et une région accueillent les participants et leurs chevaux sur un gigantesque bivouac installé en périphérie ou au coeur de la cité. La chevauchée peut durer 3 jours, 1 semaine ou 1 mois. Seul le code de bonne conduite impose de parcourir au moins 100 km à cheval ou en attelage en 3 ou 4 étapes, attestées par un carnet de route. Cette marche d'approche est faite dans le plus grand respect du cheval, du monde rural et de l'environnement.

Le TREC

Le TREC, Technique de Randonnée Equestre de Compétition, constitue le volet "compétition" du tourisme équestre. Il se compose généralement de 4 épreuves qui permettent aux cavaliers randonneurs et à leurs montures d'en découdre : parcours d'orientation et de régularité, parcours en terrains variés, maîtrise des allures et présentation du couple cheval-cavalier. Sous l'impulsion française, le TREC s'est depuis largement internationalisé.

Le Comité National de Tourisme Equestre

Au sein de la FFE, le CNTE s'investit dans l'organisation, le développement et la promotion des activités de tourisme liées au cheval ; une discipline qui vient de fêter ses 40 ans. Le CNTE rappelle que cette activité représente une profession structurée en quelque 1 900 établissements qui se sont donnés pour 1ère mission d'assurer "aux cavaliers d'un jour comme au plus chevronnés des pretations de qualités et en toute sécurité".

Informations à :
CNTE
59 boulevard Mac Donald
75019 PARIS
Téléphone : 01 53 26 15 50
Adresse Internet (e-mail) : cnte@magic.fr


Chevaucher avec assurance

La licence fégérale de pratiquant CNTE assure le cavalier et sa monture pour l'ensemble de leurs activités équestres. Une option spécifique s'adresse aux cavaliers propriétaires d'équidés : la Responsabilité Civile Propriétaires et Eleveurs (RCPE) et les garantit en responsabilité civile en dehors de toute pratique équestre.

# Posted on Thursday, 10 November 2005 at 10:10 AM

Edited on Thursday, 10 November 2005 at 5:44 PM