Le concours de dénardage
La seconde édition du concours internationale de débardage en traction animal s'est tenue récemment à Levier (25). Cette manifestation chaleureuse a rappelé tout l'intérêt des chevaux de trait pour les travaux forestiers.
Cette 2éme finale de débardage était ouverte aux professionnels comme aux amateurs. Pour concourir, il suffisait de posséder un équipage représentant une association nationale de race. L'épreuve consistait à franchir un parcours d'obstacles imitant le plus possible les difficultés rencontrées en débardage réel, en tractant des troncs de plusieurs de long. Le rapport cheval meneur, la régularité et le "moelleux du menage" y était avant tout évalués.
Le concours a rassemblé quasiment toutes les races de trait françaises (ainsi que 2 mules!). Grâce à cette variété des concurrents, le public a pu découvrir les particularités techniques et régionales des différents débardeurs : "menage" au cordeau pour pratiquement tous les chevaux ardennais, menage aux guides à droites pour les Bretons et à gauche pour les Comtois... Ce sont les Belges qui ont remportés le 1er prix, même si les équipes françaises n'étaient pas loin derrière !
Un atout pour les forêts périurbaines
Cette manifestation était aussi prétexte à l'organisation d'une table ronde sur les interêts du débardage à cheval. Co-organisée par les Haras Nationaux et l'Association de promotion du cheval Comtois, cette rencontre a permis de faire le point sur les aspects saciaux et économiques de cette pratique, en présence d'élus, de professionnels forestiers et de débardeurs. L'expérience d'un débardeur professionnel belge a permis de rappeler, preuve à l'appui, que l'integration du cheval dans un processus global de valorisation des bois de petite taille, notamment en forêt périurbaine, est une option intéressante si elle est bien pensée et complémentaire aux engins mécanisés. Malgré tout, le débardage par traction animal reste anecdotique en France : son volume ne représente que 0.15% du volume total, soit environ 50 000 m3. C'est dire si la marge de progrès est encore grande !
Le débardage à cheval à nouveau sur le devant de la scène ?
Si cette pratique a connu son âge d'or au XIXème siècle, elle est, de nos jours, beaucoup moins pratiquée en raison de la concurrence des engins mécanisés. Pourtant cette pratique ancienne présente certains avantages : grâce à la capacité du cheval de déjouer les obstacles du terrain et à éviter les arbres, aucune remise en état des chantiers n'est necessaire. Mais le débardage présente surtout un interêt pour l'aménagement et l'espace, et permet de revaloriver les filières équines et forestières.
